Témoignages

Message posté par Maria Aubourg le 03-09-2010
Premières impressions
Ce qui est surprenant, lorsque l’on commence à pratiquer le Naginata, c’est que rapidement on applique attaques
et parades en binôme. Et tout aussi rapidement, on intègre le groupe où sont mélangés tous les niveaux.
Tout le monde est prêt à aider, corriger, re-corriger (si, si, c’est nécessaire !) avec une patience et une constance
appréciables. En fait, il suffit de se laisser guider par Nathalie, notre sensei, et par le groupe pour progresser.


Message posté par Pariot Carole le 14-07-2010
Voilà 25 ans que j’ai découvert le Naginata au club de Rocquencourt et que je le pratique avec bonheur.
Au début, je pratiquais le Naginata comme un sport, pour me défouler, me vider la tête.
Au fil du temps, j’ai appris la rigueur, le respect de l’adversaire, la maîtrise de soi, la patience...tout en donnant le
meilleur de moi-même.
Aujourd’hui je pratique le Naginata comme un art martial à la recherche d’un équilibre du corps et de l’esprit.
Je suis heureuse de tous ces entraînements riches en apprentissage, de ces heures à transpirer et de ces
instants partagés avec les pratiquants.
Que de moments inoubliables !

Message posté par Suzanne SAURAT le 24-06-2010
Le Naginata : son histoire, les compétitions, les
stages, les fêtes, la vie de la section etc..
ce site internet répond à toutes ces
interrogations, et pour en savoir plus, un petit
détour par le gymnase P.Curvat à Rocquencourt
pendant les heures de cours, le dimanche 10h30 à
12h30 ou à St-Germain-en-Laye le mardi de 19h30 à
21h30 (adresse sur le site), n’est pas sans intérêt.
Mais si « le Naginata nous était conté.. » je
souhaiterais qu’il le soit à travers des
témoignages d’amies qui ont su intégrer cette
grande discipline du Budo dans leur vie
quotidienne. En voici deux que nous devons à
Marianne et à Cécile.
Suzanne SAURAT - Fondatrice du Club.

Message posté par Marianne HUREL LANGEVIN le 24-06-2010
Le gymnase, pour la circonstance, devient "le lieu
de la Voie" (Dojo) et chacun vient y chercher
quelque chose qui lui ressemble. La curiosité du
début cède peu à peu le pas au plaisir de se
retrouver, de pratiquer ensemble une discipline
insolite, quels que soient l'âge, le sexe, le
caractère, le tempérament, les connaissances, les
différences. Nous y sommes heureux. Chacun y
évolue à son rythme et le groupe, par l'autre,
avec l'autre, y trouve son équilibre, sa cohésion,
sa force. L'absence de jugement et de rivalité, le
respect mutuel, la joie, l'attention rendent
légères les maladresses du début et petit à petit
l'on y gagne en confiance. Bien sûr, il faut du
temps, de la rigueur, de la volonté, de la
discipline pour s'affranchir de la peur ou du
plaisir d'être observé, pour que la valeur de
l'autre nourrisse notre propre désir de
progresser, pour comprendre qu'il est notre
partenaire et non un adversaire – même si de
l'extérieur il y ressemble bigrement -, pour que
l'humilité nous protège des blessures d'amour
propre (les plus fréquentes, il faut bien le
reconnaître). A force de persévérance et
d'apprentissage, le geste se fait plus précis,
l'esprit se disperse moins, le corps libère son
énergie, les émotions sont contrôlées et le mental
se renforce tandis que la tension disparaît. On
mesure à quel point l'on est responsable de
soi-même et de l'autre (puisque notre propre
comportement et notre travail conditionnent les
siens). Sans violence, sans haine, sans
agressivité, sans tension. Ainsi, progressivement,
l'on comprend comment le moindre de nos
mouvements, si imperceptible soit-il, affecte
l'ensemble. Les combats nous enseignent
l'importance de conserver une vision globale de la
situation, puisque en fixant l'attention sur un
point précis, l'ensemble disparaît et l'on devient
vulnérable. Ainsi, l'on essaye de prendre
conscience de la totalité pour mieux intervenir
sur les détails. Souvent, pour les adultes, une
remise en question s'impose pour qu'ils retrouvent
le geste simple et la disponibilité. Mais les
enfants ! Les observer est à la fois merveilleux
et enrichissant. Parce qu'ils évoluent en dehors
de toute pensée et de toute analyse, leur
progression est souvent rapide et sûre. Ils sont
là, disponibles, spontanés, sereins en apparence,
intuitifs, dans le mouvement, inconscients de ce
qu'ils apprennent. Ils sont, quand nous, adultes,
pensons.
Pour tout cela et parce que l'enseignement du
naginata tel qu'il est dispensé à Rocquencourt ne
se limite pas aux portes du dojo, pour tous ceux
que j'y rencontre, je ne peux imaginer qu'un jour
je lui tournerai le dos. Je sais pourtant que "le
chemin de la maîtrise est abrupt" mais je repense
aux paroles du poète et je me dis qu'il vaut la
peine d'être foulé.
(…) Si tu peux rencontrer triomphe après défaite/
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la
Victoire/ Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,/
Tu seras un homme, mon fils.

Message posté par Cécile SALIN le 24-06-2010
En juin dernier, j’ai trouvé un stage dans une
entreprise de multimédia à Montpellier. Mon rêve
de toujours se réalise enfin et je ne m’étais pas
trompée : Le sud est tout ce que l’on peut
souhaiter : le soleil, la mer, la bonne humeur
ambiante, le sourire des gens, l’ignorance du
terme "stress"…En bref, je me sens dans mon
élément Seule ombre au tableau :il n’y a pas de
club de naginata. Voilà maintenant neuf ans que je
pratique cet art martial. Neuf années, ce n’est
pas rien…cela représente presque la moitié de ma
vie… Si le naginata était juste un moyen de
dégager son surplus d’énergie, de se dépenser ou
encore de faire de l’exercice, je me serais
inscrite à n’importe quelle association
sportive…Mais c’est plus que réducteur que de
considérer cela comme une simple activité
physique…N’oublions pas que c’est un "art martial
", une philosophie, ligne de conduite, un
apprentissage de la vie…En effet, des notions
indispensables pour notre cheminement personnel
nous sont inculquées. La constante remise en
question de sa personne, la quête perpétuelle de
la perfection, accepter la critique et en tirer
partie, la rigueur et la concentration…autant de
valeurs qui sont utiles dans nos vies active et
quotidienne…. Certes, cela n’a pas été évident
tous les jours de répondre à de telles exigences
que certains qualifieront même de "contraintes ".
Au cours de ces neuf années, je me suis heurtée à
des moments de doute et de découragement.
Cependant, la pédagogie adoptée, le soutien et la
bonne humeur ambiante ont contribué à ce que je
sois toujours là et au fait que j’ai traversé la
France, Naginata au poing, même si je savais qu’il
n’y avait pas de club…Comme si, en l’emportant
avec moi, j’emmenais une partie de mon petit
bagage technique, de l’esprit du club, de la
philosophie de cet art, avec le fervent espoir
qu’un jour le naginata soit un art martial connu.


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